Sierra Léone: accès à l’eau difficile dans certains quartiers de Freetown

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C’est une problématique immense dans la capitale léonaise. Bon nombre de citoyens ont du mal à se trouver d’eau. Pour en avoir, ils sont obligés de dépenser beaucoup d’argent. Dans les foyers où il y’a de pompes à eau opérationnelles régulièrement, le puisage est payant. Par bidon ou sceau, le prix s’élève à 500 Leonès (monnaie locale).

Les queues d’attente qui se forment au niveau des pompes sont longues. Chaque personne attend son tour pour puiser. Des individus qui veillent au respect du paiement du prix sont toujours à côté. Quiconque qui s’apprête à puiser donne d’abord 500 leonès pour chaque bidon ou sceau lui appartenant. Un coût jugé trop cher. Beaucoup de léonais acceptent cette condition d’accessibilité à l’eau par manque de choix. Dans les quartiers comme Muntain Cut les puits n’existent presque pas. L’eau qui intéresse de plus dans la ville de Freetown est celle venant des pompes. Malgré les 500 leonès à payer par bidon ou sceau pour puiser, les pompes connaissent tous les jours une affluence massive de puiseurs.

Les quelques forages privés visités par Afrinews ne sont pas gratuits. Il faut payer pour y puiser. Comme à Conakry, les matins et soirs constituent les deux moments où le puisage est constant. Les nécessiteux mettent l’occasion à profit pour se doter d’une quantité estimée suffisante pour les besoins en eau de la journée.

Autre phénomène qui gène dans le quartier muntain cut c’est l’insalubrité. Les fossés des ruelles sont débordés d’ordures et des eaux sales. Les rats errent partout même en pleine journée. Ils se sauvent d’une concession à une autre pour se mettre à l’abri de toute pourchasse humaine. Concernant l’eau, son accessibilité pose problème dans ce quartier qui abrite une partie du grand marché de la capitale léonaise.

Depuis Freetown,
Oury Nombokeken Bah pour Afrinews.org
redafrinews@gmail.com




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