Guinée: ‘’l’assemblée nationale est devenue un service rattaché de la présidence’’, déclare Aboubacar Sylla

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Conakry- En marge d’une rencontre qu’il a eu avec ses militants, le député et porte parole de l’opposition républicaine Aboubacar Sylla n’a pas été tendre avec le pouvoir en place. Parlant de son institution, l’ancien ministre de la communication a dénoncé ‘’l’inféodation’’ de l’assemblée nationale à l’exécutif, a constaté Afrinews.org

‘’C’est un clan qui se trouve à la présidence de la république autour du Pr Alpha Condé qui s’est accaparé de tous les pouvoirs. Pour vous montrer que toutes les institutions de la république sont toutes inféodées au pouvoir. Nous avons été à l’Assemblée Nationale, vous savez que la constitution prévoit soixante jours pour adopter le budget de l’Etat. Le président (ndlr, Kory Kondiano) a suggéré que le délai soit raccourci parce que le gouvernement a déposé sur le tard la loi des finances 2016. Nous nous sommes entendus sur un délai d’un mois pour examiner le projet.

On rend compte au président Alpha Condé que l’assemblée nationale a accepté au lieu de 60 jours prévu par la constitution, on a ramené la session à 30 jours. Le président de la république dit non, il faut ramener à 15 jours. On se retourne pour nous dire de voter ce chronogramme de 15 jours parce que le président a dit que ce délai est long. Il faut qu’il ait maintenant son budget. Ce qui n’est pas valable à nos yeux.

Ce qui est grave lorsqu’on adoptait ce chronogramme, son représentant au près du parlement était là. Donc, il était censé faire valoir la position du gouvernement ou du chef de l’Etat. C’est pour vous dire que l’assemblée nationale est devenue un service rattaché de la présidence de la république. Elle a perdu son autonomie, ce qui est en soit grave pour un pays.

Vous avez vu partout le président de l’assemblée nationale faire campagne pour le RPG arc en ciel. Elle devait être le contre pouvoir par excellence. Elle devrait veiller à l’action gouvernementale. Mais elle est devenue un supplétif de l’exécutif. C’est le cas de toutes les autres institutions’’, déplore le président de l’UFC.

Abdoulaye Maci Bah pour Afrinews

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