Guinée: ce que Cellou Dalein a dit aux services de l’immigration Belge

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Conakry- Le chef de file de l’opposition guinéenne a dévoilé samedi, le contenu de ses entretiens avec le service belge en charge de l’immigration. Cellou Dalein Diallo a profité de son bref séjour dans la capitale de l’union Européenne pour plaider la cause de ses compatriotes en situation irrégulière, a appris Afrinews.org

Voici les confidences du président de l’UFDG devant ses militants ce samedi à la minière:

‘’Nous leur avons expliqué que la situation en Guinée n’est pas encore stabilisée’’

‘’A Bruxelles, nous avons rencontré le service de l’immigration. Ce sont eux qui traitent les dossiers de demande d’asile. Nous leur avons expliqué qu’il faut qu’ils soient diligents. Qu’Ils continuent d’accueillir les Guinéens. Les gens ne quittent pas la Guinée seulement pour des questions économiques, mais il n’y a pas de protection des droits humains. Surtout ceux qui manifestent. Vous savez, une fois ici qu’on vous a identifié comme un acteur de manifestations pacifiques, vous faites l’objet de harcèlement, d’arrestation. Et vous êtes vraiment souvent pour d’autres questions qu’on invente pour mettre ça sur votre dos. Vous subissez beaucoup d’injustice, d’arbitraire et parfois même de spoliation. Donc nous leur avons expliqué que la situation en Guinée n’est pas encore stabilisée. Il faut qu’ils fassent preuve de diligence dans le traitement des demandes d’asile venant de la République de Guinée. Parce qu’il y a encore beaucoup de discriminations, beaucoup d’exclusions, sans compter maintenant la misère, il y a beaucoup d’insécurité. Les gens sont poursuivis souvent pour leur opinion, pour leur adhésion à l’UFDG, parce qu’ils sont militants de l’UFDG, parce qu’ils ont participé à des manifestations pacifiques. J’avais en face tous les fonctionnaires chargés de l’immigration. Il y en avait 35 devant moi. Ils ont arrêté le travail pour me recevoir, parce que les demandes venant de la Guinée sont trop importantes et ils voulaient savoir pourquoi. Et j’ai vu qu’ils étaient émus devant les explications qu’on leur a données. On a rappelé que 57 personnes ont été tuées. Il y a 1400 jugements où des jeunes manifestants ont été arrêtés, jugés et condamnés arbitrairement, parce qu’ils sont de l’UFDG ou de l’opposition guinéenne. Notre message, là aussi, est passé. Et je pense qu’ils vont faire un peu beaucoup plus d’attention dans le traitement des dossiers des Guinéens’’ a-t-il souhaité.

Propos recueillis par Abdoulaye Maci Bah pour Afrinews
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