L’Université du Liberia (UL, publique) vient d’annoncer un taux d’échec impressionnant: aucun des 25. 000 candidats à l’examen d’entrée dans cet établissement n’a obtenu les points minimum requis et la faculté a dû revoir à la baisse ses critères, ce qui a permis de repêcher 1. 600 candidats.
« Aucun des 25. 000 candidats qui se sont inscrits au concours d’entrée n’a obtenu les points exigés », a déclaré mercredi à l’AFP Ansu Sonii, un des vice-présidents de l’UL basée à Monrovia.
L’annonce de cet échec massif – une première dans l’histoire du pays – a ému la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, qui a effectué mardi une visite surprise sur le campus, où elle a abordé la question avec les responsables universitaires, selon un communiqué diffusé par la présidence libérienne.
Lors de cette visite, le président de l’UL, Dr. Emmet Dennis, a confirmé à Mme Sirleaf l’échec intégral à l’issue des premiers tests.
Face à ces résultats, a-t-il indiqué, les responsables universitaires ont décidé, « après une longue délibération », de revoir à la baisse les points minimum requis, sans succès.
« Encore une fois, personne n’a atteint le score » fixé, a ajouté Dr Dennis. Une troisième grille d’évaluation a permis de repêcher 1. 600 candidats, qui commenceront le mois prochain les cours, a-t-il dit.
Pour Mme Sirleaf, citée dans le communiqué, cet échec massif représente une situation « embarrassante » pour le pays et devrait pousser à considérer l’éducation comme une « urgence nationale » au Liberia.
« Le problème, ce n’est pas seulement de réussir ou être admis à l’examen pour les candidats. Le problème, ce sont les écoles » où ils ont été auparavant formés, « donc, nous devons aller dans ces lycées, ces écoles élémentaires et voir ce qui fait défaut et ce que nous devons faire pour y remédier », a-t-elle affirmé.
Il existe quelques établissements privés d’enseignement supérieur et une autre petite université publique au Liberia, mais c’est à l’UL que sont formés environ 90% des étudiants inscrits dans le pays.
AFP
