Tunisie: le groupe jihadiste Ansar Al-Charia accusé des meurtres d’opposants

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Les accusations pleuvent en Tunisie contre Ansar Al-Charia. Le Premier ministre tunisien, Ali Larayedh, a accusé mardi 27 août le principal mouvement salafiste jihadiste du pays d’être lié à Al-Qaïda et d’avoir orchestré les assassinats de deux opposants, ainsi que des attaques contre les forces tunisiennes.

Ce mouvement « est responsable des assassinats de [l’opposant de gauche Chokri] Belaïd et [du député Mohamed] Brahmi ainsi que de nos martyrs de la police et de l’armée nationale », a assuré le chef du gouvernement tunisien, lors d’une conférence de presse. Ali Larayedh a ajouté qu' »Ansar Al-Charia est en liaison avec Aqmi [Al-Qaïda au Maghreb islamique] et d’autres personnalités terroristes ». « Nous avons décidé de classer Ansar Al-Charia comme ‘organisation terroriste' », a-t-il conclu.

Les jihadistes en plein essor depuis la révolution de 2011

Un gage donné à ses détracteurs. Le gouvernement tunisien est en effet très critiqué face à l’essor des groupes jihadistes constaté depuis la révolution de janvier 2011. Et jusqu’à présent, il refusait de qualifier Ansar Al-Charia d’organisation terroriste. L’opposition accusait Ennahda de laxisme vis-à-vis de ce groupe dirigé par un vétéran d’Al-Qaïda en Afghanistan, le Tunisien Abou Iyadh.

Ce dernier a toujours démenti toute participation à des actions armées en Tunisie, considérant le pays comme une terre de prédication. Il avait menacé de « faire la guerre » au gouvernement en mai dernier à la suite de l’interdiction du congrès annuel du mouvement.

AFP




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