Violences politiques en Guinée: une femme victime d’un viol collectif contraint à l’exil

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Conakry- Les manifestations de l’opposition contre la mal gouvernance se multiplient à travers le pays. Le 04 mai 2015, les opposants avaient appelé à des nouvelles manifestations de rue dans la capitale, mais celle-ci n’ont pas été sans conséquences, a constaté Afrinews.org

Comme par le passé, les agents de maintien d’ordre ont fait irruption dans les familles supposées être favorables au principal parti de l’opposition. C’est le cas de Raguiatou Baldé, qui habite à Cosa avec son mari et sa coépouse et deux de ses enfants.

Indexé comme étant l’un des organisateurs de la dite manifestation, un pic up de militaire s’est rendu chez Amadou Oury Baldé, membre actif de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). C’est chez lui que se distribuait les tee-shirts et pancartes. Les hommes en tenu pillent sa maison et emportent tous ses biens de valeurs. Rencontré dans sa cachette par notre reporter, il ne cache pas son inquiétude ‘’je ne sais pourquoi, je suis la cible du pouvoir. A chaque manifestation, ils viennent chez moi à la recherche d’armes. Tout ceci vise à m’intimider’’, dit-il.

D’après lui, deux jours avant la marche, les agents de la sécurité faisaient des va-et-vient dans son domicile, inquiet, il a préféré quitté la famille pour se trouver refuse quelque part.

Dans la soirée de la marche, ses deux épouses et ses enfants ont été interpellés. On apprend qu’une de ses femmes a subi un viol collectif de la part des services de sécurité. La coépouse à celle-ci retrouvée morte. Depuis lors, c’est l’inquiétude au près des proches.

Secourue par un ami à son mari qui l’a soignée et gardé pendant trois mois. Ce dernier l’aurait aidé à s’en fuir à l’étranger. Depuis lors, elle dit n’avoir aucune nouvelle de son mari.

En guinée, l’impunité est garantie aux services de sécurité. Le massacre et le viol collectif des militants de l’opposition au stade du 28 septembre 2009 ne sont toujours pas élucidés. Les auteurs des crimes courent dans la nature malgré les dénonciations des organisations de défense des droits humains mettant en danger les rescapés.

Abdoulaye Maci Bah pour Afrinews

+224 622 44 99 66

 




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