Recomposition des démembrements de la CENI: Cellou Dalein s’en prend à l’UFR de Sidya Touré

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Conakry- Le chef de file de l’opposition guinéenne était en colère ce samedi au siège de son parti à la minière. Cellou Dalein Diallo dit ne pas comprendre que l’UFR de Sidya Touré qui est membre du gouvernement actuel peut se réclamer de l’opposition, a appris sur place Afrinews.org

Sans commentaire, lisez les propos du président de l’UFDG devant ses militants:

‘’ Depuis un certain moment, nous sommes en train de mettre en place, les démembrements de la CENI, un consensus a été obtenu dans la quasi-totalité des circonscriptions aussi bien pour la mise en place des CPI que pour celles des CESPI.

Vous savez la loi a prévu que la moitié des membres des CECI, des CEPI et des CESPI doit revenir à l’opposition et l’autre moitié à la mouvance présidentielle. Et nos lois ont défini quels sont les partis qui peuvent se réclamer de l’opposition et quels sont ceux qui doivent se réclamer de la mouvance présidentielle. Il n’y a pas d’ambigüité à cet égard.

Lorsque par consensus tous les membres de ces démembrements ont été désignés sur l’ensemble du territoire national, l’UFR se présente dans les différentes circonscriptions pour dire qu’elle est de l’opposition (foutaise, répliquent les militants), cela ne peut arriver qu’en Guinée. C’est clair que l’UFR a décidé publiquement et a fait une déclaration à ce sujet pour dire qu’elle quitte l’opposition et qu’elle rejoint la mouvance.

En conséquence de quoi, son président est Haut (dans un ton ironique) représentant du chef de l’Etat), son directeur de cabinet est ministre de l’élevage.

La loi définit comme mouvance, l’ensemble des partis politiques qui participent au gouvernement ou qui soutiennent le gouvernement. Est-ce que dans ses conditions on peut dire que l’UFR est de l’opposition ? (non, réplique l’assistance). C’est pour semer le désordre. Mais c’est avec la complicité de la CENI et de celui dans ce pays détient tous les pouvoirs pour mettre le désordre. Nous avons parfois honte d’être guinéen parce qu’on ne peut pas se comporter comme ça lorsqu’on a la responsabilité suprême de diriger un pays.

Aujourd’hui toute la mise en place des démembrements de la CENI est bloquée parce que la CENI nous a dit ‘’allez vous entendre avec l’UFR’’. C’est-à dire que la CENI a déjà tranché: L’UFR appartient à l’opposition. Est-ce que cela est acceptable ? (non, scandent les militants). Nous avons donné des instructions fermes, nous n’allons pas donner des sièges à l’UFR dans le quota réservé à l’opposition. Chaque parti est libre de faire son choix. Lorsqu’on a choisi mais qu’on assume. Déjà avant, il y a eu des circonscriptions dans les quelles, la mouvance a donné des sièges à l’UFR. C’est le cas à Mamou et à Mali. Aussi bien dans les CEPI que dans les CESPI.

Mais par là, comme le RPG a rejeté l’UFR, elle accourt vers l’opposition pour dire donner nous notre part. C’est inacceptable, nous avons dit qu’on ne peut pas accepter ça. Et tous les partis de l’opposition républicaine sont d’accord….’’

Propos recueillis et décryptés par Abdoulaye Maci Bah pour Afrinews

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