Massacre du 28 septembre 2009: l’OGDH et la FIDH dénoncent la lenteur de la procédure

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Conakry- L’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) étaient ce vendredi 13 juin devant les hommes des médias. Il était question pour ces organisations de défense des droits de l’homme de présenter à la presse le bilan de la mission effectuée en Guinée du 9 au 13 juin, a constaté sur place votre quotidien en ligne Afrinews.org.

Au terme d’une mission conjointe OGDH et FIDH conduite en Guinée par Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH, les membres de ces organisations de défenses des droits de l’Homme ont expliqué à la presse, le constat qu’ils ont fait durant leur mission. Il s’agit de l’état d’avancement de la lutte contre l’impunité dans le pays et le cas du dossier du massacre du 28 septembre 2009.

Dans sa communication, la présidente d’honneur de la FIDH Souhayr Belhassen, est tout d’abord revenu sur le but de leur mission en Guinée avant de souligner que si rien n’est fait pour traduire les présumés auteurs du massacre du 28 septembre 2009, la Cour pénale internationale va se saisira du dossier. « Nous sommes venus en Guinée pour nous enquérir de la situation des dossiers judiciaires où nous sommes engagés et faire part de nos préoccupations sur le délai des procédures et l’attente des victimes que nous accompagnons. Et on n’a fait comprendre aux autorités du pays que si des actes judiciaires forts et des résultats tangibles ne sont pas enregistrés dans les prochains mois pour clôturer les instructions en cours, la Cour pénale internationale se saisira prochainement des dossiers et jugera les présumés responsables en dehors de la Guinée » a déclaré Souhayr Belhassen.

Poursuivant son intervention, Mme Souhayr a regretté le fait qu’il n’y a eu que 8 inculpés pour des faits commis par plusieurs dizaines d’éléments des forces de l’ordre, alors que plus de 400 victimes ont été accompagnées par la FIDH et l’OGDH devant les juges d’instruction. Et ce, depuis 4 années après les massacres. Ce qui, selon elle, prouve que des efforts suffisants ne sont pas consentit. Mais elle s’est félicité que des efforts ont été engagés pour la reforme de la justice, condition essentielle de l’instauration d’un Etat de droit. Puis elle s’est réjouit de l’ouverture des enquêtes judiciaires pour les tueries de 2007, les cas de torture d’octobre 2010. « La création d’un conseil supérieur de la magistrature, la perspective de rénovation du statut des magistrats et la hausse des salaires des magistrats sont des évolutions positives. Ces mesures qui renforcent l’indépendance et l’intégrité de la justice méritent d’être félicitées. Et nous exhortons ainsi les autorités guinéennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la bonne marche de cette réforme », a-t-elle lancé.

De son côté, Abdoul Ghadiry Diallo de l’OGDH s’est aussi réjouit des avancées enregistrés. Selon lui, « le ministre de la justice semble avoir donné un élan important au système judiciaire notamment dans les dossiers de 2007, 2009 ou 2010. Nous attendons une confirmation à travers l’évolution rapide des dossiers ».

A rappeler qu’au cours de cette conférence de presse, un film qui retrace les 4ans d’action des organisations qui luttent contre l’impunité et les suites judiciaires du massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom a été projeté.

Ibrahima Sory Bah pour Afrinews.org
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