Guinée: un militant engagé de l’UFDG contraint à l’exil

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Conakry- Etre dans l’opposition n’est pas chose facile en Afrique. En Guinée, depuis l’accession du président Alpha Condé au pouvoir en décembre 2010, plusieurs militants de son principal challenger, Cellou Dalein Diallo ont été contraints à l’exil à cause des violences ou des menaces de mort dont-ils subissent de la part des forces de sécurité sur l’axe Hamdallaye –Bambeto –koloma -Cosa- Simanbossia-Cimenterie, a-t-on constaté

Considéré comme étant le fief électoral de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition, à chaque manifestation ou mouvement politique, les habitants de cet axe sont victimes de brutalités ou de menaces de la part des agents de la sécurité. Des domiciles vandalisés, des jeunes interpellés et bastonnés. Certains sont jugés dans des procès dont le verdict est dicté au plus haut sommet de l’Etat.

Un jeune homme très engagé pour l’instauration de la démocratie et la restauration de l’Etat de droit en Guinée serait victime de menaces de mort de la part des agents déguisés en civil qui seraient visible dans certains endroits dans son quartier Bantounka1.

Une citoyenne rencontrée par notre reporter, explique: ‘’ Depuis quelques semaines, nous observons des mouvements inhabituels dans notre quartier. Des personnes en civil viennent dans les kiosques pour demander des renseignements sur Alpha Mamoudou Bah. Ils disent être du service des renseignements généraux’’.

Pour en savoir plus, nous avons interrogé un gérant d’un kiosque: ‘’ j’avoue que c’est une réalité, ces gens viennent ici presque chaque jour, au cours de la conversation avec une cliente, j’ai entendu l’un dire qu’il veut avoir des informations sur un jeune de l’UFDG, connu pour son engagement au sein du parti. Ayant constaté cela, j’ai pris le soin d’informer le concerné’’.

De son côté, Alpha Mamoudou Bah dit effectivement être victime de menaces: ‘’ moi, je reçois régulièrement de menaces au téléphone à travers des numéros masqués’’.

A part ses menaces sur ces engagements politiques dans l’opposition, on aurait appris qu’il est cité dans une autre affaire. On l’accuserait d’être un instigateur de la résistance entre les communautés dans sa sous-préfecture Sangareyah (Pita) entre les roundés (considérés comme des esclaves) et les foulbhès (nobles, propriétaires des terres).

Pour rappel, cette division est intervenue au Fouta au moment de l’accession d’Alpha Condé au pouvoir. Lors de l’élection présidentielle de 2010, les roundés avaient apporté leur soutien au candidat du RPG arc en ciel. Cet état de fait a entravé les relations entre les deux communautés.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’une convocation aurait été émise par la gendarmerie à son encontre.

Youssouf keita pour Afrinews
+224 655 78 27 43




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