Guinée: des ONG interpellent le député Sidya Touré sur les tares de la justice

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Conakry- Deux organismes de défense des Droits de l’homme ont rencontré vendredi, le Président du groupe parlementaire l’Alliance Républicaine à son bureau à Lansebouny dans la Commune de Matam pour lui attirer l’attention sur les multiples dysfonctionnements de la justice guinéenne, a appris Afrinews.org.

Selon nos informations les représentants de ces ONG ont demandé au président de l’UFR, Sidya Touré de peser de tout son poids au niveau de l’Assemblée Nationale, afin de faire voter des reformes au niveau de la justice et mettre la pression sur les autorités pour rendre enfin à la justice toute son indépendance.

Comme diagnostic aux disfonctionnements de la justice guinéenne, ces ONG disent avoir relevé entre autres: le mauvais fonctionnement de l’appareil judiciaire, la dégradation des infrastructures judiciaires, l’inadaptation des infrastructures carcérales occasionnant le surpeuplement des prisons. La violation des procédures, les détentions illégales et des morts de prisonniers dues à des conditions inhumaines. La corruption endémique dans le secteur de la justice,….

A en croire la cellule de communication de l’UFR, dans sa réponse aux doléances posées, Sidya Touré a encouragé ces ONG d’avocats à apporter des argumentaires au niveau des Députés afin qu’ils puissent mieux défendre ces questions à l’hémicycle. Enfin, le leader de l’UFR s’est dit prêt à être la voix des sans voix au parlement avant de revenir sur les faiblesses de l’appareil judiciaire guinéen et de relever les différentes violations flagrantes des Droits de d’homme dans le pays depuis l’avènement de la troisième République. Il a trouvé inacceptables que des cas comme celui de Zogota où les paysans expropriés de leurs terres et délibérément trucidés, ne soient pas réglés jusqu’à présent par la justice guinéenne.

Il a également dénoncé les derniers cas d’affrontements intercommunautaires en Guinée Forestière, les massacres du 28 septembre qui sont non encore réglés, où des innocents ont perdu la vie et les coupables continuent à circuler librement.

Youssouf Keïta pour Afrinews




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